Alegria
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Le Cirque du Soleil, Alegria
Lorsqu'elle est arrivée sur le site de Saint-Denis, un mois avant la première, l'équipe du Cirque du Soleil avait eu la surprise d'y découvrir 400 gitans, des «Roms», regroupés dans quatre camps. Rien n'avait été prévu pour ces «gens du voyage», aucune discussion ouverte. La ville de Saint-Denis s'étant bornée à expliquer qu'«aucune cohabitation n'était possible», les gitans redoutaient d'être expulsés. Le Cirque du Soleil a donc pris les choses en main, réclamant, comme l'ont raconté les médias français, qu'elles se fassent de manière «respectable et honorable». Le déplacement des gitans sur un terrain voisin a été négocié, les règles du jeu d'une «coexistence» établies, des financements ont été débloqués. «Il est clair que le Cirque du Soleil a changé le rapport de force avec les autorités», a souligné le responsable d'une association humanitaire présente sur place. «Il était très important que tout se passe bien, a expliqué Renée-Claude Ménard. Cette cohabitation a été enrichissante tant pour nous que pour les associations qui nous ont accompagnés tout au long de notre séjour.» Le Cirque du Soleil a d'ailleurs émis le souhait que les arrivées d'eau et d'électricité deviennent permanentes après son départ, pour que les Roms puissent en profiter. «Nous savions que ce n'était pas une entreprise comme les autres, qu'elle avait un souci humaniste, qu'on pouvait discuter. Ils ont démarré dans la rue. Leur réponse a été à la hauteur des espérances», a résumé un porte-parole d'ATD Quart Monde.
Utilisation pédagogique : pastorale
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